Hôtel Bohême

Rendez-vous de créateur - Paris

3 à 4 fois par an Hôtel Bohême réunit une sélection pointue de créateurs dans un lieu d’exception situé dans le 11e arrondissement de Paris.

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PORTRAIT – LA BAÏTA

--30 mai 2017--

Tadam ! Délaissés depuis un petit moment pour cause de planning bien chargé, nous sonnons aujourd’hui le retour de nos portraits de créateurs ! Et pour bien démarrer ce retour en fanfare, nous avons choisi de vous présenter l’une des valeurs sûres de notre évènement Hôtel Bohême. Elle qui nous fait confiance depuis 2012 et qui est aussi discrète que professionnelle. Nous avions envie de sauter sur l’occasion pour vous faire découvrir l’univers de Valérie, créatrice de la marque La Baïta. Depuis 2010, Valérie confectionne des sacs et des accessoires pour les femmes et les hommes qui comme elle aiment les beaux cuirs, les belles finissions, les lignes intemporelles et élégantes avec une petite touche d’audace.

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Depuis son nouvel atelier récemment installé dans le 20ème arrondissement de Paris, où nous sommes allées lui rendre une petite visite, Valérie répond à nos questions. Elle nous parle de son travail, de son quotidien de créatrice, de ses envies et de ses projets.
Allez, zou, on vous emmène !

Valérie, bonjour et merci de nous recevoir dans ton atelier. Alors, pour commencer peux-tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas s’il te plaît ?
Valérie de Rossi : Je suis Valérie De Rossi, 39 ans, maroquinière. J’ai créé ma marque « La Baïta » il y a maintenant sept ans suite à une reconversion professionnelle. Je suis une passionnée qui aime maîtriser son travail de A à Z, c’est pour cela que toutes mes créations sont entièrement réalisées
à l’atelier.

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Que signifie La Baïta ? Pourquoi avoir choisi ce nom de marque ?
Valérie : La traduction littérale de l’italien signifie « le chalet ». Mais j’ai choisi ce nom en mémoire d’un un joli souvenir d’enfance d’une maison familiale dans les montagnes italiennes « La Baïta ». C’était un petit chalet sommaire sans électricité ni eau, avec un torrent qui coule à côté où l’on se réunissait en famille pour profiter de l’air frais de la montagne et manger toute la journée…

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Peux-tu nous expliquer comment passe-t-on de la pharmacie à la maroquinerie ?
Valérie : J’ai toujours nourri un besoin de travail manuel et artistique que j’assouvissais en peignant ou en bricolant. Au bout d’une dizaine d’années en tant que préparatrice en pharmacie dans différentes structures, j’ai estimé avoir fait le tour de cette profession et j’ai donc décidé de changer de voie et d’enfin assouvir ma passion.

Cet atelier est un atelier de travail qui donne sur la rue. Pourquoi ne pas avoir choisi de mixer travail et vente en en faisant un atelier/boutique ? Surtout que tu ne fais que de la vente en direct.
Valérie : C’est un atelier boutique mais sur rendez-vous ! J’ai changé d’atelier en partie pour pouvoir recevoir mes clientes plus facilement. Le sac personnalisé est un produit qui se développe très bien au sein de ma clientèle et pouvoir choisir les matières et les couleurs en venant à l’atelier est un vrai plus. Cependant, il m’est vraiment impossible de pouvoir travailler tout en recevant en continu de la visite, c’est pour cela que j’ai instauré un système de rendez-vous.

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De plus, je partage l’atelier avec deux autres créatrices de la marque de bijoux Ni une ni deux qui, elles, travaillent principalement pour des boutiques.

Depuis janvier 2017 tu as emménagé dans ce nouvel atelier, tu as également déménagé ton lieu de vie et tu es maman d’un petit garçon d’un an (qui t’a d’ailleurs inspiré les petits chaussons en cuir que tu fabriques depuis ta grossesse), ce qui fait pas mal de changements personnels en peu de temps. Et pour ta marque comment te projettes-tu ? Quelles sont tes envies et/ou tes projets ?
Valérie : J’ai des dizaines d’envies mais de moins en moins de temps !!! Je continue toujours à proposer de nouveaux modèles de sacs et je poursuis les best-sellers. Je pense également développer ces fameux petits chaussons, peut-être d’autres merveilles pour nos petits et j’aimerai enfin pouvoir me concentrer un peu sur une gamme d’objets de décoration d’intérieur. Comme tu le vois, les idées ne manquent pas, reste à toutes les concrétiser.

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Oui en effet, je vois ça ! 😉 Tu nous parles de l’une de tes dernières nouveautés ?
Valérie :
Une très jolie collaboration avec Gabrielle, la créatrice de la marque Ambrym, sur des petits chaussons peints à la main disponibles dans sa boutique (rue des vinaigriers, Paris 10).

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Gabrielle que nous connaissons pour l’avoir déjà accueilli à Hôtel Bohême et qui va bientôt être
maman elle aussi 😉 D’ailleurs, peux-tu nous dire à quoi peut ressembler une journée de maman créatrice à Paris ?
Valérie : Elle est remplie au maximum pour pouvoir profiter au mieux de tout ce que j’aime : mon métier et ma petite famille. L’avantage d’être indépendante est que je n’ai jamais vraiment de journée type même s’il y a des similitudes. Si je devais résumer : des moments en famille le matin puis direction la crèche, visite chez les différents fournisseurs en fonction des besoins, présence à l’atelier de 10h à 17h environ, puis retrouvailles avec mes deux hommes. Un peu de gestion mail et mise en ligne le matin et/ou le soir, heureusement qu’il y a les smartphones pour pouvoir gérer ça également dans les transports.

Tu nous donnes des astuces pour reconnaître un sac de bonne qualité ?
Valérie : C’est difficile pour les novices, mais une belle qualité de cuir ça ne trompe pas, le toucher est l’arme absolue et ensuite de belles finitions assurent un bon travail en amont.

On dit souvent que les cordonniers sont les plus mal chaussés… Nous pouvons voir ton sac du jour
s’il te plaît ?

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Valérie : Je viens tout juste de changer de sac pour des questions pratiques, je me suis donc fait plaisir avec un beau sac tout neuf de La Baïta!

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Valérie : Elles sont abondantes mais je dirai en priorité les voyages, les expos et la rue. Plusieurs de mes sacs sont également le fruit de la recherche autour d’un objet, d’un fermoir ou d’une pièce métallique.

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Maintenant Valérie, peux-tu nous expliquer les différentes étapes de fabrication du sac Paulette
s’il te plaît ?

Valérie : Découpe avec les patrons du cuir et du tissu…

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Collage des pièces…

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Puis piquage à la machine.

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Ta marque La Baïta existe depuis 2010, quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui souhaitent se lancer dans la création pour que leur projet puisse durer ?
Valérie :
Malheureusement, il n’y a pas de recette miracle ! De mon côté, c’est le travail d’artisan qui m’a permis de persister, j’entends par là que je ne gère pas une production, je produis.

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J’ai un vrai service client, je fais le maximum pour satisfaire mes clients tout en gagnant ma vie.

En janvier 2017, tu as installé ton atelier dans le 20ème arrondissement, y as-tu déjà repéré des endroits que tu aimerais nous faire découvrir?
Valérie : Le quartier est vraiment agréable, je suis en pleine exploration, mais j’avoue que mes voisins « Les Carottes sont cuites »  m’ont déjà séduit avec leur assiette végétarienne.
Quant au Père Lachaise, je ne me lasserai jamais d’aller m’y balader, cela peut sembler étrange mais c’est vraiment un endroit paisible et serein avec toujours une part de mystère.

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Que fais-tu quand tu ne travailles pas ?
Valérie : Je profite de mon fils et de mon homme en priorité. Je me balade énormément, j’adore marcher dans Paris et ses alentours (les bords de Marne, Vincennes, etc.), aller à des expos, voyager et lire allongée au soleil.

Tu es originaire de Paris Valérie ?
Valérie : Je suis Orléanaise et j’habite à Paris depuis 11 ans.

Mais alors, maintenant que vous avez un petit garçon vous n’aviez pas envie d’aller vous la couler douce dans une petite maison en Province ? (La dernière fois qu’on a posé cette question c’était à
Marie Léonetti. Elle va quitter Paris à la rentrée prochaine…)
Valérie : J’adore vivre à Paris, cette ville est magnifique et m’inspire toujours autant, tu peux rencontrer le monde entier ici ! J’ai visité pas mal de pays mais je ne me lasse pas de Paris et je suis encore plus consciente de la chance que nous avons, même si, un peu plus de verdure et surtout moins de voitures serait une bonne chose à l’avenir. De plus, on a la chance d’avoir nos parents à la campagne à une heure de Paris pour la pause verdure !

Comme nous le disions en intro, tu participes à Hôtel Bohême depuis 2012. L’hiver dernier c’était même ta seule date d’expo. Qu’est-ce qui te donne envie de revenir ?
Valérie : L’organisation est toujours parfaite, les clientes fidèles, un lieu agréable et un bon renouvellement des visiteurs.

Pour cette question nous allons inverser les rôles : tu peux ici nous poser la question de ton choix, ou nous dire quelque chose que nous n’avons (malheureusement) pas le temps de nous dire en temps habituels.
Valérie : Avez-vous envie d’exporter le concept d’Hôtel Bohême en province ou à l’étranger ?
Hôtel Bohême : Ah ! :) Nous avons déjà un peu répondu à cette question dans notre portrait. Mais on va t’en dire un peu plus ici : on y travaille, c’est pour bientôt !

Ton mot de la fin ?
Valérie : Merci à vous de nous aider à faire vivre la création !
Hôtel Bohême : Merci Valérie, c’est une très belle phrase qui nous touche parce qu’elle montre que tu as bien compris notre volonté : « aider à faire vivre la création ».

 

Pour suivre La Baïta :
Son site
Son Facebook
Son Instagram

Interview : Mélanie Brument
Photos : Juliette Beaupin

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